L’arbitrage, il n’y a pas d’âge pour commencer!
Si notre monde, et
les personnes qui le peuple, étaient parfaits, nous n’aurions pas besoin de
lois, nous n’aurions pas non plus besoin de personnes pour les faire appliquer.
Mais, si nous étions capables de vivre ensemble sans nous imposer de règles de
vie communes et collectives, simplement par sagesse et respect de l’autre, cela
se saurait non ? Force est de constater que nous sommes bien dans un monde
animal et que, même si l’homme se considère comme une espèce intelligente parmi
les autres, il ne le montre pas toujours dans les faits et c’est bien la loi du
plus fort qui souvent prédomine. Dans le sport, comme dans la vie, il existe
aussi des règles qui régissent le cadre sportif. Elles doivent permettre à
chacun de pratiquer et de s’épanouir dans son activité de prédilection, tout
cela dans le respect de l’individu et de l’égalité des chances. L’arbitre est le
garant du respect de ces règles … Dans un monde où gagner à tout prix n’est plus
un problème pour les consciences, l’arbitrage est une tâche ingrate, difficile
et souvent marginalisée par rapport au sport qu’elle est censée encadrer.
Souvent décrié, il sert d’exutoire aux frustrations des uns ou des autres
(acteurs ou spectateurs) qui trouvent là un moyen d’extérioriser une certaine
violence intérieure accumulée par l’impossibilité d’agir sur les évènements.
L’arbitrage cause de tous les mauu excuse facile ? Commençons par assumer nos
erreurs et nous accepterons aussi celles des autres. Nous serons alors aussi
capables de nous remettre en question et d’avoir l’honnêteté de ne pas tomber
dans un réflexe malsain en réalisant que, sans l’arbitre, aucun sport n’est plus
possible. Pourtant, le travail de sape fait dans les tribunes et sur les
terrains depuis des décennies, a commencé à porter ses fruits. Aujourd’hui nous
nous trouvons face à une réalité alarmante, le manque d’arbitres à tous les
niveaux met en danger notre sport, et tous les autres également. Mais,
franchement, qui en voudrait à nos jeunes générations de ne pas se lancer dans
l’action ? Qui en veut du sifflet ? Il est bien plus simple et moins dangereux
d’arbitrer des tribunes, là au moins on n’a pas de décision à prendre et surtout
ne se trompe jamais. Au TOAC, conscients de cette menace qui plane sur l’avenir
de notre sport, nous avons décidé d’agir pour tenter d’apporter des solutions à
ce fléau. Nous lançons cette saison une école d’arbitrage qui fait appel aux
volontaires. A ce jour nous avons obtenu une liste de 15 jeunes joueurs
courageux issus de nos équipes Poussins, Benjamins, Minimes et Cadets et nous
sollicitons également tous nos joueurs ou joueuses Seniors pour participer à
cette initiative. Ces jeunes candidats sont proposés pour l’arbitrage de nos
matchs de jeunes le week-end et encadrés par des référents club, anciens ou
toujours arbitres de bon niveau qui travaillent déjà au sein de notre
association. Ces « experts » sont chargés d’accompagner nos jeunes arbitres pour
les rassurer et leur apprendre les rudiments de cette fonction difficile et
nouvelle pour eux. Nous sommes convaincus que cet apprentissage est aussi un
excellent complément à leur formation de jeunes basketteurs. Si nous pouvons
faire l’éducation de nos joueurs, nous n’avons pas la prétention ni la volonté
de faire celle du spectateur. Aussi, vis-à-vis, de ces jeunes volontaires et par
respect pour notre sport, nous serons très vigilants et saurons nous montrer
intransigeants vis-à-vis de comportements qui ne respecteraient pas cette
volonté de changer les choses. Dirigeants, joueurs, éducateurs, entraîneurs,
parents …, A tous les niveaux, nous nous devons d’être exemplaires pour
permettre à cette initiative de se perpétuer et de porter ses fruits en
déclarant peut être de nouvelles vocations. Vous les reconnaîtrez aisément avec
leur tee-shirt orange « ECOLE D’ARBITRAGE TOAC » alors aidez les : Encouragez
les !!!